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Nouveau suicide chez PSA, le sixième depuis le début de l'annéeUn salarié du groupe automobile PSA a été retrouvé pendu lundi sur son lieu de travail à Mulhouse, portant à six le nombre de suicides de salariés du groupe depuis le début de l'année, a-t-on appris auprès de la direction et des syndicats.
L'ouvrier de 55 ans a été retrouvé inanimé vers 14H30 "suite à pendaison", dans le magasin de stockage de pièces, a précisé la direction de l'usine de PSA à Mulhouse.
Le suicide intervient à peine quinze jours après la mise en place d'un numéro vert d'assistance psychologique et une semaine après la première réunion d'une cellule psychologique destinée à prévenir ce phénomène.
A Paris, la direction générale du groupe automobile s'est déclarée "profondément touchée et choquée" et a présenté ses condoléances à la famille de ce préparateur chargé d'alimenter en pièces la chaîne de montage.
Les équipes médicales internes à l'usine ainsi que des secours extérieurs immédiatement appelés sur place n'ont pu le réanimer.
Une cellule d'assistance psychologique a été mise en place et un membre de l'équipe médico-psycho-traumatique du Centre hospitalier de Mulhouse a été appelé sur place, a-t-on précisé.
Le syndicat CGT a annoncé lundi soir avoir "posé un +danger grave imminent+" afin de demander la réunion mardi matin du Comité d'hygiène et de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).
Depuis le début de l'année, quatre autres salariés du site de Mulhouse et un salarié de Charleville-Mézières ont mis fin à leurs jours.
En mai, trois ouvriers de PSA à Mulhouse se sont suicidés en dehors de leur lieu de travail. Ils appartenaient au même atelier de ferrage, où ils assemblaient les châssis bruts des véhicules, une tâche physique et pointue.
En avril, un ouvrier de 51 ans de la même usine s'était pendu dans un local technique de l'unité mécanique.
Début février, un salarié de l'usine PSA de Charleville-Mézières (Ardennes) s'était donné la mort à l'extérieur, mais en invoquant ses conditions de travail dans une lettre d'adieu.
Lundi, la CGT a demandé que ce sixième suicide "soit déclaré comme il se doit en accident du travail", a précisé Floriane Bolognesi, une déléguée syndicale.
Chez Renault, la direction avait indiqué le 27 juin avoir déposé un recours contre le classement comme accident du travail du premier des trois suicides de salariés du Technocentre de Guyancourt (Yvelines) par la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) des Hauts-de-Seine.
Ce suicide était le seul des trois qui avait été jusqu'à maintenant reconnu comme accident du travail.
La CFTC de PSA, qui a demandé dans un communiqué un "renforcement de l'effectif du service social de l'entreprise", a estimé qu'"aujourd'hui à PSA comme dans d'autres entreprises, toute forme d'humanisme a disparu, il n'y a plus ni esprit de famille ni convivialité".
MULHOUSE (AFP)© 2007 AFP
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