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Voici ce qu'on peut lire sur le Moll dans le journal L'Alsace de ce dimanche.
Le plus vieux bistrot de Mulhouse, fermé depuis plus d’un an, fait encore parler de lui. Le Moll n’a toujours pas trouvé de repreneur. L’agent commercial mandaté pour ce dossier lance une opération « dernière chance ».
Les Mulhousiens vont-ils laisser le plus vieux bistrot de la ville, véritable institution pour des générations de clients, se transformer en simple agence bancaire ? C’est bien ce qu’il risque de se produire pour ce bon vieux Moll et ce, malgré ses 145 années d’existence (voire 181, si l’on compte les 36 premières années d’exploitation sous un autre nom). Bref, l’historique façade pourrait bientôt être ornée de l’enseigne d’une banque « à qui parler »… La fin d’un mythe et la fin d’un lieu de rendez-vous privilégié pour bon nombre de Mulhousiens, où des centaines et des centaines d’anecdotes (croustillantes ou non) se sont racontées. À moins que quelques-uns de ces Mulhousiens décident de sauver cette brasserie et de lui redonner son lustre d’antan. C’est en tous les cas le rêve de Monique Lindacher, l’agent commercial en charge de vendre cette brasserie après le rachat de tout le bâtiment par une société immobilière parisienne. « Cette société veut que cette brasserie continue à vivre, souligne Mme Lindacher. Elle s’est même engagée à faire les travaux de gros œuvre à l’intérieur du lieu. Il ne manque plus qu’à trouver un repreneur, voire plusieurs, et un gérant voire un couple de gérants. » Pour Monique Lindacher, ces repreneurs pourraient être des Mulhousiens qui voudraient investir dans ce lieu. Des investisseurs concernés par l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et qui chercheraient à défiscaliser une partie de leurs revenus — un montage financier conforme à la loi dite « TEPA », adoptée en août 2007. D’après celle-ci, une réduction de l’ISF de 75 % avait été votée dans la limite de 50 000 euros pour les contribuables qui investissent dans des PME non cotées ou des holdings. Et c’est justement grâce à ce dernier point qu’un montage financier pourrait être réalisé pour le Moll. « Un architecte est prêt à mettre un concept en place, reprend Monique Lindacher. Les investisseurs seraient épaulés par un expert comptable et un avocat fiscaliste. C’est un projet crédible. L’idéal serait que le dossier soit bouclé pour le 15 juin en vue de la défiscalisation pour l’année 2008. » Au bout de cinq ans, l’exploitant du lieu — qui reste toujours à trouver —, pourrait racheter la brasserie avec des intérêts et des royalties à payer aux futurs actionnaires. « En clair, ce serait comme un investissement boursier, continue Monique Lindacher. Le Moll serait le Cac 40 mulhousien. »
« Cac 40 mulhousien »
Un Cac 40 qui n’attend plus que des investisseurs pour commencer à spéculer sur une ouverture qui n’aurait pas lieu avant 2009. Car le permis pour commencer les travaux, qui devait être donné courant du mois de février, a mis plus de temps que prévu à arriver sur le bureau du maître d’œuvre. Les travaux sur le gros œuvre du futur Moll ont pris du retard, mais surtout ceux concernant les appartements déjà tous vendus de ce bâtiment. Après plus d’un an de fermeture et malgré toutes les rumeurs qui ont circulé sur des reprises éventuelles de brasseries parisiennes, voire allemandes, voire même de privés durant ces dernières semaines, le Moll est toujours dans l’expectative et compte maintenant sur les bonnes âmes mulhousiennes.
SE RENSEIGNER Les personnes intéressées peuvent envoyer un mail : lemoll orange.fr
Grégory Lobjoie
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